Les opérations pétrolières comprennent plusieurs phases :

  • Obtention du permis d’exclusif de recherche sur la zone
  • « Radiographie » par sismique 2D ou 3D ==> quelques mois de sismique et 2 ans d’interprétations
  • Exploration par forage ==> 1 à 4 ans
  • Décision d’exploiter ==> le GO indispensable, fin de l’incertitude
  • Mise en place – Développement ==> 4 ans avec beaucoup de travaux, là commence la partie où les marchés sont mportants pour les entreprises locales
  • Exploitation ==> Pendant 20 ans et plus

Chacune de ces phase est couteuse et seule la phase d’exploitation est productive de ressources. Seules les grandes compagnies peuvent mener seules un projet pétrolier. En pratique, même les grosses majors se regroupent en consortium. C’est le cas en Guyane sur le permis Guyane Maritime : Shell 45%, Tullow 27,5%, Total 25% et Northpet 2,5%

 La sismique

Cout d’une sismique (Schéma issus de l’IFP)

 Prospection géophysique offshore (©2011)

Description d’une sismique

 

Ce que l’on cherche

Le carbone accumulé au fonds des océans sous la pression et la chaleur avec le mélange de l’eau s’est transformé en Hydrocarbure. Plus légers que l’eau, il remonte au fur et à mesure des millions d’années. Il se dissout dans les océans sauf lorsqu’une couche de sédiments plus récente, donc au dessus est imperméable. En ce cas les gouttes de pétrole s’accumulent et forment des poches. En fait le pétrole se concentre dans de la roche poreuse d’où elle pourra être découverte et extraite.

Piège géologique

 

Description synthétique d’un puits de forage

Après le forage : les études complémentaires

Selon Planet énergie Initiative TOtal

http://www.planete-energies.com/fr/les-sources-d-energie/le-petrole-et-le-gaz/l-exploration/apres-le-forage-21.html

Un seul forage ne fournit pas toutes les informations nécessaires pour savoir si l’on doit mettre un gisement en production : il faut encore faire des tests, des mesures et des forages complémentaires pour s’assurer que ce réservoir est exploitable. Les géologues disposent de plusieurs techniques pour identifier les hydrocarbures présents dans le sous-sol et définir les caractéristiques du site.

Comment savoir si l’on a trouvé du gaz ou du pétrole ?

Pendant le forage d’un site,
les géologues disposent de plusieurs techniques pour repérer la présence d’hydrocarbure.

Il existe tout d’abord des méthodes dites « directes » :

• lorsque l’outil fore la roche, de petites quantités de gaz méthane sont libérées en permanence : c’est le fond gazeux. Ce gaz est dissous dans la boue de forage, un mélange d’eau et d’argile que l’on injecte dans le trou pour faciliter le creusement. Le fond gazeux est analysé pendant toute la durée de l’opération. S’il est stable ou si la quantité de gaz libéré reste proportionnelle à la vitesse d’avancement du forage, il n’y a rien à signaler. Mais si la quantité de gaz augmente brusquement, cela signifie que le trépan (outil de forage en trois parties muni de dents d’acier) est peut-être entré dans un réservoir à hydrocarbures ;

Les géologues disposent de plusieurs méthodes directes ou indirectes pour savoir si un gisement sera exploitable de manière rentable.

• de même, les géologues examinent soigneusement les déblais de forage, c’est-à-dire les morceaux de roche broyée qui remontent dans le tubagependant le creusement de la roche. Ils les lavent de la boue qui les imprègne et les passent sous une lampe à rayons ultraviolets. Si ces déblais contiennent des hydrocarbures, ils émettent une fluorescence orangée ;

• si les géologues estiment que l’outil de forage traverse un réservoir, ils peuvent décider de réaliser un carottage. On remonte alors le train de tiges et on remplace la tête de forage par un carottier. Cet outil creux, en forme de tuyau, découpe la roche en douceur, sans la broyer, afin de remonter à la surface un échantillon rocheux de forme cylindrique. Les carottes sont ensuite analysées par les géologues qui définissent si elles contiennent du pétrole ou du gaz ;

• enfin, les géologues peuvent confirmer la présence d’hydrocarbures dans une roche forée en diminuant la pression à l’intérieur du tubage. En effet, les fluides contenus dans la roche se précipitent alors dans le trou et peuvent même remonter jusqu’à la surface. On peut ainsi les récupérer pour connaître précisément leur composition.

Vrai ou Faux ?
Une fois que l’on a repéré des hydrocarbures dans le sous-sol au moyen de méthodes directes, on peut commencer l’exploitation proprement dite du gaz ou du pétrole.
Faux. Les méthodes directes permettent de déterminer si les roches traversées lors du forage renferment du pétrole ou du gaz.
Cependant, elles ne donnent pas d’indications suffisantes sur les quantités d’hydrocarbures emprisonnées dans ces roches, ni sur les caractéristiques physico-chimiques du réservoir. Ces éléments sont pourtant essentiels pour savoir si le gisement sera exploitable de manière rentable. Pour avoir accès à ces données, on a recours à des méthodes d’exploration dites « indirectes ».

Les méthodes d’exploration indirectes sont regroupées sous le terme de « diagraphies différées ». Il s’agit de mesures réalisées après le forage proprement dit, c’est-à-dire  « en différé », à partir de sondes introduites dans le trou creusé. Ces mesures permettent notamment de connaître :

• la porosité de la roche réservoir, c’est-à-dire la proportion d’espace vide au sein de cette roche (cette information est primordiale car ce sont les interstices du réservoir qui abritent le pétrole et le gaz) ;

• la température des fluides contenus dans le piège ;

• la géométrie et le volume du réservoir en question ;

• la radioactivité naturelle de la roche.

Ces données servent à préciser ce que pourront être les conditions d’exploitation du gisement.

Le programme d’appréciation, dernière étape avant l’exploitation

Au moment où on lance un forage d’exploration, de nombreuses incertitudes subsistent sur la possibilité d’exploiter les hydrocarbures potentiellement présents dans le sous-sol. Autrefois, seul un forage sur sept aboutissait à la mise en production d’un gisement.

Aujourd’hui, les méthodes d’évaluation sont plus fines et les zones peu connues sont plus rares. De ce fait, un forage sur trois ou quatre débouche sur une mise en production.

Si le forage d’exploration est un succès, on est certain d’être en présence d’un réservoir de pétrole ou de gaz. Pour autant, il est nécessaire de forer plusieurs puits en divers endroits du gisement, afin de mieux connaître ses caractéristiques. Ces puits complémentaires permettent de réaliser un véritable programme d’appréciation du gisement, étude récapitulative complète au terme de laquelle on décide d’exploiter le gisement ou de l’abandonner.

 Type de forages

 

En Guyane, c’est le STENA ICE MAX qui opère en exploration depuis fin juin 2012

 

 

Comment le pétrole est pompé (a partir de 2019 ?)

Plusieurs puits sont rattachés au navire/plateforme pour récupérer le pétrole mais aussi pour l’étanchéifier et mettre en pression le réservoir

FPSO Bouée et Riser